De la surface au volume?

Habiter, ce n’est pas seulement compter des mètres carrés, c’est vivre dans des mètres cubes.

Pendant des décennies, la qualité du logement a été pensée principalement en mètres carrés. Pourtant, l’expérience d’habiter se joue tout autant en mètres cubes.

Dans les tissus urbains historique, notamment ceux développés au XIXᵉ siècle à Paris, les logements offraient des hauteurs sous plafond généreuses, une diversité de plans, des volumes habitables confortables, parfois supérieurs à ceux de logements contemporains plus grands en surface.

À l’inverse, les opérations actuelles, conçues sur de grandes unités foncières, produisent majoritairement des logements standardisés, une hauteur sous plafond réduite (souvent ≈ 2,50 m), une qualité spatiale ramenée à l’optimisation du m².

À surface égale, un logement à 3,00 m de hauteur offre 20 % de volume en plus qu’un logement à 2,50 m. La qualité spatiale n’est pas qu’une question de surface.

Passer de la surface au volume, c’est reconnaître que la qualité d’un logement ne se résume pas à sa surface, mais à l’espace réellement habité.