
En parcourant la ville, on scrute, observe, cherche. En revenant, on découvre, se pose, profite. En vivant dans la ville, c’est un temps plus long qu’une promenade ou une course qui opère, et c’est alors que l’on voit la ville se muer sous nos yeux…
Pendant l’été 2025, des pelleteuses s’afférent dans le voisinage, un pâté de maison disparait… Ce vide laisse apparaître des perspectives nouvelles, et irrésistiblement, l’esprit s’interroge sur le devenir qui prendra place ici…
Et si? La place laissée restait.










La réflexion porte sur le renforcement d’une identité locale, capable de promouvoir une cohérence lisible entre les principales séquences de l’axe est–ouest de la rue Houdan, véritable ligne de crête à l’échelle géologique et historique de Sceaux.
Cette proposition s’inscrit pleinement dans la poursuite des objectifs du secteur, tout en adoptant un angle de conception volontairement centré sur l’espace public. Elle prend appui sur un mail planté généreux, figure urbaine caractéristique de Sceaux, déjà présente en amont et en aval de la rue Houdan, et constitutive de l’identité paysagère de la ville.
Ce mail structure la traversée piétonne, apaise les circulations et devient l’élément fédérateur du quartier. Le cheminement piéton s’intègre directement à la structure du mail, et les formes bâties s’y adossent ensuite de manière différenciée par une transition morphologique douce vers le bourg ancien, et un front urbain plus affirmé sur l’axe principal, assumant pleinement l’identité de la centralité.
L’objet n’est pas de figer une image, mais de réfléchir sur une structure urbaine lisible, évolutive et compatible avec la diversité des usages et des écritures architecturales.
Le choix de structurer le projet par l’espace public permet également d’envisager une mise en œuvre progressive et ouverte, capable d’accueillir plusieurs écritures architecturales. Cette pluralité ne relève pas d’un effet de style, mais d’une manière de prolonger la richesse du tissu existant, tout en maintenant une cohérence urbaine forte portée par le paysage, les gabarits et les usages.
« Les maisons font la ville, mais les citoyens font la cité. »
— Rousseau

